C’est une italienne, c’est une femme, et elle vient de créer sa marque, entrant dans le monde de la joaillerie avec des bijoux gracieux et élégants aux inspirations multiples. Dionea Orcini trouve son inspiration dans l’histoire et les voyages, et elles utilisent les symboles et les codes parfois oubliés pour créer de superbes pièces, originales et pleines de sens et de beauté.

Mais ici, je ne vais pas vous parler de ses pendentifs médiévaux ou de ses symboles bouddhistes… non, ce qui m’a attirée, ce sont ses créations orientales, et tout particulièrement deux collections, qui s’inspirent du henné, la parure par excellence des femmes orientales !

 

Main portant le bracelet en or

Le bracelet « Forbidden », de la collection arabesque, tel qu’il se porte

Ce bracelet est à la fois très beau, très fin, très précieux et très technique, car de nombreuses articulations invisibles sont cachées, pour permettre de plier les doigts et d’utiliser la main normalement !

Les paumes ouvertes, deux mains de femme décorées au henné.

Ces décorations au henné reprennent des motifs traditionnels, assez géométriques

Le henné est central dans toutes les cérémonies orientales. Il décore de tatouages éphémères les mains, les pieds et le visage. Dans certains cas, il s’étend même sur les jambes, les bras et certaines parties du corps qui restent cachées ! Il est plus qu’une simple décoration : mentionné dans le Coran, c’est un signe de chance, il est censé apporter la « baraka », la protection de Dieu sur celle qui le porte.

Mais il n’est pas exclusif d’une religion : du Maroc à l’Iran, il est utilisé par les musulmans, les juifs et même les chrétiens, et son utilisation en Inde est généralisée.

Les motifs traditionnels varient d’une région à l’autre : autrefois très géométrique chez les berbères, il devient de plus en plus floral sous l’influence arabisante. Pour une plus grande beauté les jours de fête, on le saupoudre de poudre colorée et brillante. Les tatouages au henné ont deux états successifs : tant que le henné n’est pas sec, la décoration de la main est en relief, très sombre, avec souvent ces multiples éclats de lumière. Une fois séché, le henné disparait, et il n’en reste que le dessin sur la peau.

Les bijoux précieux de Dionea Orcini redonnent ce relief et cet éclat à la décoration de la main.

Main portant les bijoux Nisaa

Bracelet et bague Nisaa en or noirci et perles – © Dionea Orcini

L’utilisation de l’or noirci dans certains bijoux renforce encore la similitude avec le henné ! La collection Nisaa, elle aussi fait référence à l’art du henné, et à l’éternel féminin : elle tire son nom d’un mot sumérien, qui voulait dire « Celle qui fait tout oublier aux hommes« , et dont la signification a évolué en « Dame » en arabe moderne.

Nisaa et Les Interdits (Forbidden) sont disponibles en deux alliages, or rose ou or noirci. Assez mystérieux, l’or noir a été « inventé » par Boucheron, c’est en fait un or blanc (alliage d’or pur et d’argent, de platine ou de palladium) qui est ensuite traité avec une couche de ruthénium, pour obtenir cette teinte noire.

La bague Arabesque version or noir et saphir

Bague « Les interdits », en or noirci et saphir © Dinoea Orcini

Parée de saphirs et de diamants, la bague est, comme le bracelet, savamment articulée. Il est possible, selon votre goût, de mêler les deux collections sur une main, en ajoutant des bagues à chaque doigt, autour du bracelet (Ici en or rose).

Vue du bracelet "Forbidden"

Le bracelet « Les Interdits » de Dionea Orcini, en or rose, s’inspire du henné

Chargé ? Peut-être un peu, mais sans doute nettement moins que cette mariée tunisienne aux mains décorée de henné, de harkous (une teinture spécifique à la Tunisie) et de bijoux brillants !

Sur sa robe rouge, une mariée tunisienne montre ses mains précieusement parées.

Les mains d’une fiancée tunisienne, ornées de henné, de harkous et de bijoux

Vue de face de la bague Jaïpur

Ici, la bague Jaipur s’orne de diamants et d’un magnifique grenat – © Dionea Orcinie

D’ailleurs, pour l’autre main, je vous conseille cette superbe bague, qui tire son inspiration des joyaux indiens. Aux volutes du henné se rajoutent les pierres précieuses des Maharadjas !

Ce sombre grenat à la taille rectangulaire est bien dans l’esprit des bijoux indiens d’autrefois, dont les pierres étaient souvent taillées « à plat » pour éviter d’en diminuer le poids, au détriment de la brillance.

La touche Dionea, c’est le grenat décalé, au lieu d’être inséré au centre de la bague, de façon classique.

Enfin, il reste à orner le visage.

Là, pas de henné, mais de superbes boucles d’oreilles, aériennes, légères, que j’ai choisies pour vous dans la collection « Sémiramis« , inspirée de la Babylone antique.

Elle est plus géométrique que les arabesques, et les boucles d’oreilles sont agrémentées de pendentifs de gemmes rares, topazes blanches pour la version en or noirci, morganites pour la version en or rose.

Paire de boucles d'oreilles Dionea Orcini

Les boucles d’oreilles Sémiramis, en or blanc et topazes blanches

Dionea Orcini est une toute jeune joaillère, ou plutôt une joaillère qui vole de ses propres ailes depuis très peu de temps, puisque la maison a ouvert en 2013. En moins de deux ans, elle a su conquérir le monde de la mode et des people par son style épuré.

Elle a un talent particulier pour nourrir son imagination de l’histoire et pour retourner ses rêves dans des bijoux très modernes aux racines intemporelles.

La page Facebook est à mettre dans vos favoris, car elle y publie fréquemment de nouvelles images… Et pour finir, une autre vision du bracelet Nisaa, en or jaune cette fois-ci

Bracelet arabesques en or jaune

Le bracelet de paume Nisaa de Dionea Orcine

Faites de beaux rêves d’un Prince Charmant tombé amoureux de vos fines mains aux doigts élancés !

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